ETUDE AVIFAUNE ET CHIROPTERES

La protection de la biodiversité fait partie des priorités de l’Union européenne, qui a adopté plusieurs directives depuis 1992 pour la protection des espèces et de leurs habitats, en particulier des oiseaux.

RESPECT DE LA FAUNE ET DE LA FLORE

Lors de la phase de construction d’un parc éolien, les travaux liés au chantier peuvent perturber les animaux sauvages et en particulier le gibier, en modifiant leur habitat. Mais hormis cette phase très courte de 6 à 9 mois, les éoliennes n’ont pas d’impact sur la faune locale, qui adapte son comportement à la présence de ces nouvelles voisines.

EOLIENNE ET AVIFAUNE

Les développeurs éoliens travaillent de concert avec les associations environnementales (notamment la Ligue de Protection des Oiseaux), pour étudier la sensibilité environnementale de la zone envisagée pour le projet.
Les études sur l’avifaune identifient toutes les espèces, leurs activités, ainsi que le tracé de leur trajectoire migratoire. Les résultats permettent de déterminer au mieux l’implantation des éoliennes et leur disposition les unes par rapport aux autres. Une attention renforcée est consacrée aux projets d’implantation de parcs éoliens dans des zones protégées comme les parcs naturels ou les zones Natura 2000. L’implantation d’éoliennes sur des sites reconnus sensibles est évitée.

Concernant l’avifaune migratrice, de nombreuses espèces effectuent leur migration à des altitudes bien supérieures à celles des éoliennes. Les autorisations qui sont délivrées pour la construction des parcs éoliens après consultation de nombreux services, notamment des Directions Régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREA L), prévoient des mesures pour compenser les impacts des éoliennes sur la biodiversité (mise en place de haies, réhabilitation de mares, création d’un sentier botanique...).

Ces mesures viennent s’ajouter à celles habituellement appliquées par les développeurs lors de la phase de chantier. Systématiquement, des mesures de suivi sont appliquées durant les premières années d’exploitation.

EOLIENNES ET CHIROPTERES

Les comportements des chauves-souris sont peu connus. De nombreuses études sont en cours pour connaître leur comportement en présence d’éoliennes. Nous savons qu’elles vivent dans des espaces peu exposés au vent, tels que sous-bois ou lieux protégés, non propices au développement de l’éolien. De plus, elles ne sortent que de nuit et s’aventurent peu lorsque le vent est trop fort.

De ce fait, le risque éolien reste faible pour les chiroptères, contrairement aux autres risques comme l’activité agricole (pesticides, destruction des milieux favorables) et les transports.

Afin d’identifier les enjeux, une expertise chiroptérologique est toujours intégrée au contenu de l’étude d’impact réalisée préalablement à l’implantation d’un parc éolien.

L’emplacement et la disposition des éoliennes sont ainsi étudiés afin de réduire au maximum cet impact par l’éloignement des éoliennes des lisières des forêts (zones les plus exposées) ainsi que par l’adaptation du fonctionnement du parc ; la programmation du fonctionnement des éoliennes peut être modifiée en conséquence.